Dans une contribution citoyenne publiée par iGFM, Jean Aimé appelle le pouvoir et l'opposition à faire retomber la tension et à rouvrir le dialogue sur d'autres bases.
Un dialogue de stabilité, pas un dialogue politique
Le constat de départ est économique autant que civique : « le premier indice d'investissement dans un pays, c'est sa stabilité politique ». Les violences qui secouent alors le Sénégal n'abîment donc pas seulement la paix civile, elles compromettent la confiance sans laquelle rien ne se construit.
De là une nuance qui donne son titre au texte : ce qu'il faut engager, écrit Jean Aimé, « ce n'est pas un Dialogue politique, mais un Dialogue de stabilité ». La distinction n'est pas de pure forme. Un dialogue politique répartit des positions entre états-majors ; un dialogue de stabilité prend pour objet ce qui menace la cohésion du pays, et oblige chacun à sortir de son camp.
Apaiser, puis traiter les causes
La contribution demande d'abord des gestes immédiats : faire baisser la violence, et libérer les personnes détenues pour leurs opinions politiques.
Elle insiste ensuite sur ce qui nourrit la colère plutôt que sur ses manifestations — l'emploi des jeunes, l'accès aux soins, le coût de la vie, l'accès à la terre. Autant de sujets qui ne relèvent pas du calendrier électoral mais de la vie quotidienne, et qu'aucun arrangement entre partis ne réglera.
La parole des responsables
Jean Aimé appelle enfin les responsables politiques, et le président de la République en premier lieu, à s'adresser au pays avec calme. Il rappelle que la souveraineté appartient au peuple, et dit son attachement à ce que l'élection présidentielle de février 2024 se tienne dans la paix.

